Les grandes plumes

par Sullivan

1) Darin Morgan : le génie comique ou le népotisme qui fait du bien 😉 !

Darin Morgan est donc le frère de Glen, du couple Morgan / Wong. Sa première incursion dans X-Files fut de se mettre dans le costume du Flukeman (L’HOTE). Un début vraiment laborieux !La deuxième fut de fournir à son frère l’histoire à la base de MAUVAIS SANG.

Ensuite, Darin fut pris par Carter en flagrant délit de donnage de bonnes idées aux Wong pour les aider dans l’écriture des VAMPIRES (des bonnes idées dans LES VAMPIRES ? Ou ça ?! Ou ça ?!!! ;-)) ). Et c’est cela qui fit que Darin Morgan figura aux cotés de Frank Spotnitz parmi le groupe de scénaristes engagés pour combler le départ des Wong. Dès lors Morgan dut faire face à un problème qui pouvait sembler important pour un scénariste de X-Files il y a quelques années : il ne savait écrire que des comédies !

Qu’à cela ne tienne, il en écrivit une ! FAUX FRERES SIAMOIS fut, selon les dires mêmes de Morgan, accueillit avec une certaine nervosité par l’équipe, désarçonnée par la nouveauté de la chose. C’est assez amusant quand on songe aux épisodes suivants de Morgan, qui ne feront qu’aller toujours plus loin dans le délire, l’humour, l’auto-dérision, et les privates Jokes ! Toujours est-il que HUMBUG est un succès, que dis-je, un triomphe ! Et Morgan se voit autorisé à livrer 3 autres épisodes lors de la saison 3…

Darin Morgan a une personnalité assez complexe. Je ne doute pas qu’il soit drôle dans la vie aussi, mais au fond, je le crois assez dépressif. Toujours est-il qu’il l’était au début de la saison 3 et que c’est la raison pour laquelle il a eu envie d’écrire un épisode où le « personnage principal » se suicide. Bénéficiant d’un balancement détonnant entre cette mélancolie et des scènes à mourir de rire, VOYANCE PAR PROCURATION est un petit chef d’oeuvre (et ce même sans l’intervention de Stéphane Evanno ;-)) ). On y remarque aussi la façon dont Darin aime bien secouer un peu les X-Files, se moquer d’eux, notamment quand il fait accuser Mulder de scepticisme par le Stupéfiant Yappi.

LA GUERRE DES COPROPHAGES pousse le délire un peu plus loin. Les scènes absolument jouissives se succèdent à un rythme effréné. Darin créé des personnages caricaturaux très fins et souvent assez profonds en fin de compte. Il a aussi souvent le sens de la réplique qui tue et de la situation bien absurde et si réaliste en même temps…

Et enfin il y a LE SEIGNEUR DU MAGMA !…. Objet Non Identifié, climax du délire Darin Morganien, cet épisode est la plus belle façon qui soit de tirer sa révérence. Trouvailles visuelles succèdent aux trouvailles visuelles au milieu d’une histoire sur la subjectivité et la confrontation des points de vues. Avec cet épisode, Morgan s’établit aussi définitivement comme le roi de la Private Joke. C’est bien simple, il y en a tellement que je suis sûr que personne ne peut toutes les voir ! Autre chose : on voit aussi que Morgan s’est établit un petit Univers à lui, cohérent, au sein de la série. Par exemple, on retrouve ici le Yappi de VOYANCE, ou bien, on voit dans LA GUERRE… Scully laver le chien qu’elle a adopté dans VOYANCE également.Un petit chien, Queequeg, qui refera surface dans LES DENTS DU LAC, un épisode très Morganien…

Sur ce, Morgan a quitté les X-Files. Il fit un petit détour par la saison 2 deMillenniuM, en même temps que son frère. Il y livra LE JUGEMENT DERNIER, on retrouve le personnage de Jose Chung, du MAGMA, qui s’intéresse cette fois-ci à Frank et au Groupe Millennium pour son dernier bouquin. La nouveauté est que cette fois-ci, Morgan est aussi réalisateur. L’épisode manque quelque peu de pêche mais le style Morganien est bien présent. Et évidemment les références à X-Files abondent, de Duchovny en acteur loser sauvé par la Selfosophy à l’asile « Spotnitz Sanatorium » ;-).

Morgan récidive ensuite avec CONFESSIONS DIABOLIQUES ou un acte est consacré à un censeur d’une chaine de télé au logo familier qui passe son temps à hurler au téléphone que « ceci est I-NA-CCEP-TA-BLE ! les extraterrestres ne peuvent pas faire ça ! » et qui finit par aller descendre tout le monde sur le tournage pendant qu’une actrice rousse tourne une scène d’autopsie ;-).

 

 

2) Vince Gilligan : docteur ès psychologie !

Gilligan surgit pour la première fois à la fin de la saison 2. Il livre OMBRE MORTELLE en tant que scénariste indépendant. Seuls Stephen King et William Gibson / Tom Maddox auront aussi le privilège de livrer des scripts en indépendant. OMBRE MORTELLE est sans doutes le plus faible des scripts de Gilligan, mais on y retrouve déjà ses caractéristiques majeures. Un script faible de Gilligan, c’est meilleur que les pires X-Files de toute façon ;-). Et la caractéristique principale de Gilligan, c’est de créer des personnages d’une incroyable véracité psychologique. Les épisodes de Gilligan en sont pleins : Le Chester Banton d’OMBRE…, Modell, le PUSHER, le tueur dérangé des HURLEURS, ou encore Eddie Van Blundht dans SMALL POTATOES.

Sur la saison 3, Gilligan est engagé comme Story Editor (c’est à dire la catégorie juste au dessus de simple Staff Writer). PUSHER fait forte impression, d’autant plus qu’il est isolé au sein d’une saison aux loners assez faibles. Retour à l’esprit de la première saison, cet épisode caractérise à lui seul ce que je veux dire quand j’affirme que Gilligan est un auteur psychologique. regardez la véracité de Modell. A quel point le personnage est cohérent d’un bout à l’autre. A quel point on y croit.

C’est exactement la même chose avec Schnauz dans UNRUHE. C’est fascinant de voir à quel point ce personnage est cohérent du début à la fin ! La manière dont il est construit, dont Gilligan a cheminé pour construire son raisonnement. Il semble toujours travailler à peu près de la même façon : d’abord vient l’idée paranormale. Puis il se pose la question : « et si un personnage avait vraiment cette capacité, que ressentirait-il ? Qu’est-ce que cela aurait provoqué chez lui ? ». Et il se montre toujours d’une extrême justesse dans ses réponses, bien loin des clichés…

COEURS DE TISSUS… Gilligan s’attaque maintenant à la psychologie d’un des personnages principaux, en appliquant le même type de raisonnement. Cela ne l’empêche pas de s’intéresser à Roche, d’ailleurs. Un chef d’oeuvre. Tout simplement. En plus tout cela s’inscrit parfaitement dans la logique thématique de cette saison 4 : la déconstruction mentale de Mulder qui mènera au BAISER DE JUDAS…

L’épisode suivant auquel est associé Gilligan est REGENERATION. La première apparition de John Gilnitz, le scénariste-fantôme formé par l’association de JOHN Shiban, Vince GILligan, et Frank SoptNITZ. Le trio trouvera une certaine stabilité un peu plus tard, mais cet épisode est encore un peu chaotique, semblant être tiré par chacun de ses auteurs dans une direction différente. Je suis sûr que vous n’aurez pas de doutes sur celui qui a travaillé le personnage de Léonard Betts !

John Gilnitz s’associe juste après avec Carter pour livrer MEMENTO MORI. Avec, à un degré moindre, les mêmes conséquences que pour REGENERATION.

C’est ensuite que Gilligan est allé voir Carter pour lui demander s’il aurait quelquechose contre le fait qu’une comédie vienne se placer dans cette très sombre saison 4. Après tout, les scripts pour le cinéma qu’avait écrit Gilligan avant X-Files étaient tous des comédies. Et cela donne LA QUEUE DU DIABLE. Et un chef d’oeuvre de plus ! Un ! Encore une fois, le personnage de Blundht est incroyablement *vrai*. Mais il est aussi incroyablement amusant ! On voit aussi très clairement que l’humour de Gilligan n’a rien à voir avec celui de Morgan. Morgan parodiait et sortait des vannes, parfois sur un peu tout et n’importe quoi. Gilligan, lui, choisit un sujet et s’en amuse…

LES BANDITS SOLITAIRES, au début de la saison 5, est là encore un excellent scénario, qui associe sérieux et humour avec brio, et expose très efficacement la genèse des Lone Gunman et de Mulder lui-même. Tout cela sans Scully, et avec très peu de Mulder. Gilligan gagne alors aussi le titre de Roi des épisodes à concept, et en même temps celui de Roi des épisodes casse-gueule réussis.

John Gilnitz resurgit pour livrer CHRISTMAS CHAROL et EMILY. Où comment faire s’évaporer un merveilleux épisode tout en subtilité, finesse, et émotion non larmoyante (CHRISTMAS CHAROL) dans une suite dénuée de sens, de cohérence, et même simplement de toute idée de conclusion (EMILY). Désespérément *facile* à tous les niveaux. On ne peut pas se permettre de donner un enfant à un personnage principal si on ne veut pas affecter profondément la série. Ils se le sont permis. Ils l’ont payé, aussi…

Bon, je n’ai pas oublié BAD BLOOD, mais je n’ai pas envie d’en parler. Ce que j’en pense est tellement éloigné de ce que *tout le monde* en pense que ça n’a pas d’intérêt d’y revenir.

Vient ensuite FOLIE A DEUX. Le seul et unique épisode effrayant réussit de cette saison 5 par ailleurs fort effrayante en elle-même ;-). Un script deux-épisode-en-un, un peu moins tenu que les précédents livrés par Gilligan, mais diablement efficace malgré tout !

Saison 6. Gilligan est devenu co-producteur exécutif… Sa première livraison est DRIVE. A nouveau un personnage qui frise la perfection, Crump. A nouveau un épisode effrayant et sérieux dans l’horreur — tout en étant efficace — comme on se demande parfois si les X-Files sont encore capables d’en faire… Gilligan revisite le road-movie et permet ainsi à ses deux personnages de vraiment exister.

Vient ensuite DREAMLAND, de John Gilnitz. Je sais pas si j’ai raison ou tort, mais j’imagine très bien Spotnitz venant voir Gilligan : « c’était vachement bien ton idée d’un faux Mulder dans SMALL POTATOES. Et si on développait ça un peu ? ». Bien décidé à s’amuser, le trio livre un épisode-double d’anthologie. Le plus étonnant, peut-être, étant les touches de sérieux, de mélancolie qui se dégagent parfois de tout cela. Mais bon, fondamentalement, tout cela est surtout à mourir de rire. Là encore, on remarque aussi que cet humour n’a aucun point commun avec celui de Morgan. Si X-Files avait essayer de le copier lors de la saison 3, cette tendance est de toute évidence derrière nous.

L’immortalité. Un thème que l’on pourrait dire presque galvaudé de nos jours. mais rarement aussi intelligemment traité que par TITHONUS. Là où tant on imaginé des immortels comme nous, finalement, dévorant leur longue vie avec un égal bonheur, Gilligan créé Fellig. Cet homme est immortel, et cela provoque son désespoir. En fait il ne rêve guère que d’une chose : mettre fin à ce calvaire sans fin, cesser de voir disparaitre ceux à qui il s’attache, mourir enfin… Heureusement qu’il y a des Vince Gilligan pour nous montrer cela…

Encore une fois de bien beaux personnages avec MONDAY, né de l’association Shiban-Gilligan. Le braqueur et sa fiancée sont aussi très crédibles. Gilligan s’associe de nouveau avec Shiban pour THREE OF A KIND, au cours duquel il retrouve les Lone Gunmen au sein d’une histoire presque aussi efficace que UNUSUAL SUSPECTS, même si elle a un peu plus de mal a démarrer. J’adore la profondeur donnée à Byers dans cet épisode, et ceci pratiquement d’une scène : ce merveilleux pré-générique.

Gilligan est toujours là, à travailler sur la saison 7 de X-Files. Il était associé àHarsh Realm. Il est associée à la série dérivée sur les Lone Gunmen, et s’impose comme l’un des auteurs-piliers de TEN THIRTEEN, l’un des plus constant dans l’excellence en tout cas.

 

3) Frank Soptnitz : un peu d’OR-GA-NI-SA-TION s’il-vous plait !

La première question qu’on pourrait poser, c’est : Frank Soptnitz a-t-il sa place parmi les Grandes Plumes de X-Files ? C’est vrai, ses épisodes stand-alone solos sont souvent pour le moins moyens. De tout manière, ils sont extrêmement rares, et même inexistants depuis deux ans. UNE PETITE VILLE TRANQUILLE se laisse voir tout en étant désespérément dénué de ce petit plus qui fait d’un épisode un épisode mémorable, et DETOUR, qui vient un an et demi plus tard dissimule sa virtuelle absence de scénario derrière de jolis thèmes absolument pas exploités, et des scènes sympatoches entre Mulder et Scully… Et… c’est tout pour les stand-alones en solo…

Il y a aussi les épisodes écrits avec la casquette de John Gilnitz, ils sont décrits ci-dessus dans la partie consacrée à Vince Gilligan. Ca fait peu.

Certes, mais l’oublier serait oublier le rôle fondamental qu’il a eu sur la mythologie de X-Files. ici, une review des épisodes un par un manque de sens, mais il ne faut pas se leurrer : le fait que l’arrivée de Soptnitz et l’apparition de la continuité dans la mythologie aient eu lieu au même moment, ce n’est pas une coïncidence. Frank Soptnitz a joué un rôle absolument fondamental dans la construction de ce story-arc, le plus innovant (mais, je veux bien l’admettre, le plus complexe aussi) de la télévison. Il n’est pas devenu Producteur Exécutif du show pour rien.

J’ajouterais que l’humilité dont il fait preuve en acceptant de rester ainsi dans l’ombre de Chris Carter est assez sympathique. Mais pourquoi donc cette mythologie est-elle si innovante, me direz-vous. Mais parcequ’elle a été écrite d’une manière jamais vue au préalable ! Il y a la manière classique (classique ne veut pas dire mauvais, ou moins bien, juste que c’est la façon habituelle de le faire) qui est de faire se suivre les évènements selon un cheminement linéaire. une découverte en entraine une autre, qui en entraine une autre. C’est ainsi que procédait Dark Skies, ou même un show par ailleurs aussi innovant queBabylon 5. La mythologie de X-Files s’est déroulée d’une manière totalement différente.

Très vite — au plus tard au moment de COMA, mais plus vraisemblablement dès LES HYBRIDES, Chris Carter a décidé de ce qui se passait : à savoir, un groupe d’homme a fait alliance avec les extraterrestres. Ils seront sauvés de la destruction lors de la colonisation s’ils acceptent de développer une thérapie génique d’hybridation qui sera d’ailleurs le moyen même par lequel ils seront sauvés. C’est un canevas général, qui limite les histoires et les inscrit dans une logique, et laisse une grande liberté à la fois. Je ne doute pas par exemple que des éléments comme l’Huile Noire ont totalement été improvisés « sur le tas » : la façon dont interviendra la destruction de l’Humanité n’ayant aucune importance dans le canevas général.

Ce qui se remarque aussi tout de suite, c’est la simplicité de ce canevas. Une stucture linéaire classique aurait permis de découvrir ça en 4 ou 5 épisodes. On peut même faire tenir cela en un seul film. Et d’ailleurs vous verez cela lorsque vous serez vieux dans le remake cinéma de X-Files (qui prendra bien soin de trahir pour trahir, et de mettre Mulder et Scully dans le même lit à la 20ème minute, ne vous inquiétez pas 😉 )…

Mais dans la série, les révélations finales qui permettront de comprendre cette base interviennent en fait dans TOUTE LA VERITE. Sixième saison. A peu près le 40ème épisode consacré à la Conspiration… Comment ils ont fait ça ? ! Et bien au lieu de se servir de épisodes pour nous montrer un bout de ce canevas, avant d’en montrer un autre bout conséquence du premier dans l’épisode suivant, ils ont imaginé des histoires ce déroulant à l’intérieur de ce canevas. Par exemple : « pour mener à bien les expériences, les meilleurs scientifiques qui ont fait leur preuves avec les atrocités de la seconde guerre mondiale ont été recrutés. Mais lorsqu’un groupe de chercheur Japonais désire faire profiter son pays des résultats de leur recherche, le Syndicat doit les éliminer et éliminer les Monstres qu’ils ont créé » (MONSTRES D’UTILITE PUBLIQUE). Dans toutes ces histoires, le canevas de base est présent, mais en filigrane, et ne se laisse que difficilement deviner. Peut-être que cela ne semble pas exceptionnel, mais à ma connaissance (certes pas encyclopédique, mais quand même 😉 ) c’est unique.

Ce n’est que très récemment, afin de contrer la lassitude et la frustration que ce format commençait à générer que Carter et Spotnitz ont inséré de la linéarité dans la trame, avec l’introduction des Rebelles, qui entraine des réactions de cause à effet.

Pour ces raisons, la mythologie de X-Files s’impose comme un monument d’écriture de la télévison Américaine, ou peut-être de l’audio-visuel tout court… (je vais faire de cette phrase ma profession de Foi ;-)))) ). Et Spotnitz en est au moins autant responsable que Carter. Il a put en ordonner, agencer, et rendre efficace son bouillonnement d’idée, et a permit à tout cela d’avoir une réelle continuité. Il a donc sa place au coté de Carter parmi les grandes plumes de X-Files.

CQFD.

 

4) Jeffrey Bell : Et si on filait un bon coup de pied dans la fourmilière ?

Au début de la saison 5, X-Files a engagé 7 nouveaux scénaristes. Ils ont été choisis pour leurs apparentes affinités avec X-Files. Résultat : échec total à la limite du désastre.

Saison 6. Décidé à ne pas répéter la même erreur, X-Files décide de revenir aux méthodes d’antan. C’est-à-dire engager des scénaristes, des vrais, et les laisser adapter leur Univers à X-Files. Et c’est parmi ces nouveaux scénaristes qu’est engagé Jeffrey Bell. Il n’a livré en tout que 4 scripts dans les saisons 6 et 7, alors c’est un peu plus difficile de dresser un panorama complet.

RAIN KING. Pour un coup d’essai, c’est un coup de maitre ! Fondamentalement atypique. Mais que je sache, les X-Files ont toujours eu une seule règle : ne pas en avoir. Une seule constante : l’imprévisible. Un seul critère : l’excellence. RAIN KING s’impose par conséquent comme l’un des meilleurs épisodes, même s’il est et restera controversé. C’est plus qu’un fait : c’est sa raison d’être. Les personnages sont des gens simples issus de l’Amérique profonde qui pourraient figurer parmi la famille de tous les téléspectateurs, par opposition aux personnages souvent exceptionnels (bien que ce ne soit pas systématique) de Vince Gilligan. Et ils ont cette touche d’authenticité, ce réalisme. Ils ne sont pas seulement vrais psychologiquement parlant, ils sont aussi proches de nous. Ils évoluent au sein de cette histoire pleine de charme. Une idée simple exploitée brillamment…

Après un début si exceptionnel, Jeff Bell se perd quelque peu dans ALPHA. Ce n’est pas que l’épisode soit vraiment complètement nul ou n’a pas d’intérêt, il est juste anodin, comporte un peu trop de clichés. Mais sa façon de traiter le personnage de la femme-louve et son interférence avec la relation Mulder/Scully est intéressante. Globalement, on a l’impression que Bell se plante quand il essaie de rentrer dans le supposé « cahier des charges » de X-Files…

 

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